Les membres du Club Niépce Lumière vous présentent ici brièvement quelques éléments de leur collection. Si vous aussi, vous êtes membre et que vous souhaitez présenter un appareil, une visionneuse, une photographie ... vous pouvez contacter le Club en utilisant l'adresse photonicephore[at]yahoo.fr (en remplaçant [at] par @).

Le Kolibri de Zeiss Ikon

kolibri 

En 1929, Zeiss Ikon a mis sur le marché  un appareil au nom évocateur, le  Kolibri, destiné à séduire un public féminin aisé. Donnant 16 vues 3x4 cm sur film 127 il dispose d’une monture téléscopique pour son objectif avec mise au point par hélicoïdale, d’un obturateur Compur ou Telma pour les versions d’entrée de gamme et d’un viseur pliant. Pour le mettre en service, il suffit de tirer l’objectif vers l’avant et il est prêt à l’emploi.

Son équipement optique a évolué au fil des ans, un Tessar  1 :3.5 f= 5cm en 1929 et 1930, puis des Novar 1 :4.5 f= 5 cm et 1 :3.5 f= 5cm, sans oublier des petites séries bénéficiant d’un Biotar 1 :2 f=4,5 cm et, plus rare encore, d’un Schneider Xenar 1 :2.9 f= 5 cm.

Malgré un succès assez honorable compte-tenu du public visé, pouvant débourser de 85 à 115 Reichsmarks selon les versions, soit à peine moins qu’un Super-Ikonta A télémétrique 4,5x6 cm,  Zeiss Ikon l’a retiré du marché en 1937 avec près de 42.000 exemplaires produits.

J-P. Vergine

Olympus Pen EM

olympus pen em 1


 Dans la série des OLYMPUS demi-format, le PEN EM se distingue des autres par des dimensions plus importantes (130 x 72 x 55 mm). Mais, avec son objectif F. Zuiko 1:2 f = 35 mm, ce n’est pas la seule différence, il s’agit du premier PEN combinant l’automatisme de l’avancement du film à celui de l’exposition avec priorité à l’ouverture. On cadre, on règle la mise au point sur l’échelle des distances, on sélectionne une ouverture de 2/2 à f/22  et on déclenche. Alimentés par 2 piles AA de 1,5 V, l’obturateur COPAL ELEC et le moteur incorporé font le reste, au rythme d’une vue par seconde. Arrivé en fin de course, le film est rembobiné automatiquement. Ce petit nouveau a quelques limites. Le moteur entraîne le film au rythme d’une vue par seconde, nous sommes loin des prises de vues en rafale. Le posemètre CDS est à lecture externe, ce qui donne la fausse impression d’un télémétrique. La plage de sensibilités va de 10 à 400 ASA, plutôt restreinte de nos jours, mais assez dans la norme à sa sortie, en juin 1965. Mais son plus grand défaut est son manque de fiabilité, tellement incertaine qu’OLYMPUS arrête sa production 7 mois plus tard. Certainement trop avancé pour son époque, le PEN-EM mérite une petite place dans une vitrine comme témoin du premier véritable automatique demi-format ou pour accompagner une sortie quand il fonctionne encore bien comme l’exemplaire présenté..

J-P. Vergine

Le Viscawide-16

viscawide 16 

Si les  panoramiques sont surtout conçus pour les films 120, 220 et 136, les adeptes du 16 mm n’ont pas été oubliés. La société japonaise TAIYOKO Co. Ltd. a pensé à eux en leur proposant son VISCAWIDE-16 ST-D.  Construit sur le principe des optiques pivotantes autour de la fenêtre de vues avec un angle de 120°, il donne 10 vues 10 x 49 mm.  2 vitesses d’obturation seulement sont disponibles, 1/60ème et 1/300ème de s., symbolisées par les lettres S et H sur leur sélecteur, et son viseur est du type pliant. Mais doté d’un diaphragme fermant jusqu’à f/16, son objectif Lausar 1 :3,5 F = 2,5 cm  permet au photographe d’affiner ses réglages, la mise au point étant fixe, sur l’infini. Un tableau placé sur le dos donne d’ailleurs des valeurs d’exposition selon les sujets et la luminosité pour une sensibilité de 100 ASA.

Son fonctionnement est des plus simples. Le large bouton vert et chromé à droite permet d’avancer le film, la clé situé au milieu arme l’obturateur en faisant pivoter l’objectif dans sa position de départ et le sélecteur des vitesses se trouve à gauche. Un levier situé sur le côté droit sert à déclencher l’obturateur.

Commercialisé en 1961, sa production aurait pu atteindre 10.000 exemplaires en se fondant sur les numéros de série relevés ici ou là. Une performance plutôt honorable pour un appareil de niche qui nécessitait l’emploi de cassettes spéciales pour conditionner la longueur voulue de film 16 mm.

J-P. Vergine

Linhof 220 

linhof 220

 

Introduit en 1966, le LINHOF 220 a l’air d’un nain face aux Kardan, Technika ou autres Aero-Technika. Manifestement, la société munichoise cherche à séduire les photographes à la recherche d’un compact 56x72mm télémétrique à objectif fixe avec posemètre couplé.

Passons-le en revue. De face, sous la griffe porte-flash, le viseur télémétrique surplombe le nid d’abeille du posemètre au sélénium. Son Technikar 1 :3,5 f = 95 mm, fourni par Rodenstock, est monté sur un Synchro-Compur B 1 à 1/500ème de s. La bague de mise au point est graduée de l’infini à 1 mètre et 3,5 pieds, avec une table de profondeur de champ sous le posemètre. La poignée abrite le déclencheur, doté d’un poussoir de blocage, la prise du déclencheur souple et le filetage de pied. Elle peut pivoter de 90 ° pour plus de confort en cadrage horizontal. Le côté gauche accueille une attache de courroie,  le levier d’armement de l’obturateur et d’avancement du film, la  fenêtre du compteur de vues et le témoin d’armement (vert = armé – rouge = non). Du côté droit, nous trouvons l’autre attache,  le correctif du télémètre, la prise synchro flash, un second filetage de pied, les sélecteurs des sensibilités ASA de 12 à 1600 et DIN de  12 à 33, des modes flash X et M et du retardateur V.

Orné du blason LINHOF, le dos surprend une fois ouvert. Malgré son nom, l’appareil accepte aussi le film 120, en déplaçant  son presse-film sur la position correspondante, avec rappel automatique dans une petite fenêtre extérieure. Pour les distraits, LINHOF a ajouté une pince à l’arrière de la poignée pour insérer le rabat de l’emballage du film.

Le confortable viseur télémétrique, conçu pour les cadrages verticaux, comporte 2 cadres, l’un pour l’infini et l’autre pour les vues rapprochées jusqu’à 1 mètre. A sa base se trouve la fenêtre de lecture du posemètre, fonctionnant sur le principe de la coïncidence. Le tout forme

En définitive, un appareil robuste et encore parfaitement opérationnel, hélas sans correction automatique de la parallaxe, sans doute trop compliquée à y intégrer en raison de son ergonomie générale.

En 10 années de production environ, quelques 2.200 LINHOF 220  quitteront l’usine munichoise, en connaissant quelques modifications mineures, la plus visible étant le remplacement de sa finition beige clair en une noire pour les 500 dernières unités.

J-P. Vergine

Kodak Bantam Special

Rare modèle avec un objectif Kodak Anastigmat Ektar 2 de 45mm. 

Perlux

bnl-musee-perluxAppareil 24 x 36 fabriqué à partir de 1953 par la société allemande Neidig avec objectif interchangeable Staeble-Kata 2,8/45, obturateur central B-1/300 et armement par levier à deux coups.
Commercialisé aussi sous les marques ADOX, BOWER et DEJUR. Autres versions avec télémètre couplé ou non couplé. Neidig fut l’une des nombreuses sociétés créées dans l’Allemagne d’après-guerre pour tirer parti de la pénurie de matériel photographique et qui disparurent dans les années 1950, incapables de faire face à la concurrence des grands constructeurs institutionnels dès qu’ils eurent reconstitué leurs capacités de production.

Mikroma

bnl-musee-mikromaAppareil miniature pour 50 vues sur film 16 mm fabriqué de 1949 à 1959 par la société tchèque Meopta de 1949 à 1959 avec objectif fixe Mirar 3,5/20 mm, obturateur B/25/50/100/200 et armement rapide.
Gainage en similicuir noir, rouge ou vert et en reptile marron.
A servi de base à une version « police » identifiable par sa couleur noire et son viseur complémentaire de poitrine fixé à l’avant.
Remplacé par le Mikroma II en 1959, dont la gamme de vitesses est élargie du 1/5ème au 1/400ème s.

Miniature camera for 50 exposures on 16 mm film, made from 1949 to 1959 by the Czech company Meopta, with non interchangeable lens Mirar 3,5/20 mm, shutter speeds B/25/50/100/200 and rapid winding device. Leatherette covering black, green, red or snakeskin brown. Basis for the “police” version, identified by its black finish and its additional waist level finder on the front. Replaced in 1959 by the Mikroma II, having a wider shutter speed range from 1/5 s. to 1/400 s.

JP. Vergine

Elax II (Lumière)

Elax-II WVers 1948-49.
Boîtier en aluminium n° 1749.
16 vues 3x4 sur film 127.
Flor Berthiot n° 866887.
Obturateur à rideau métallique, 1/25-1/1000 + vitesses lentes 1,2,3,4 sec.
Armement par manivelle à gauche pour l'opérateur.
Le viseur aurait été développé par Leitz et dériverait de celui du Leica 1a.
B. Plazonnet

ELAX-IetELAX-II

Elax I et Elax II

Projecteurs Véronèse

VERONESE Horizontal3Véronèse est un éditeur qui, dans les années 1960-68, s'est intéressé au créneau de la diapositive didactique. On connaît une plaque de vues stéréoscopiques, mais pas la visionneuse qui irait avec. Elle se caractérise par des vues plus grandes que les Lestrade ou View Master.
Véronèse a également commercialisé un projecteur 24 x 36 permettant le fondu-enchainé à petit prix. Et puis, ces surprenants Globe Master, déclinés en quatre couleurs, passe-vues à va-et-vient.
L. Gratté (photo G. Arizolli)

veronese jaune

veronese bicolore

 

Rectaflex n°29039 - Italie - 1953

rectaflex 1300 29039Ce boîtier fait partie de la série " 25000" des Rectaflex avec obturateur atteignant le 1300 ème de seconde.
La platine d'obturateur est plaquée or et certains axes sont montés sur rubis.
G. Delahaye

 

 

Mamiya-16 super Modèle III - 1959

Mamiya-16Ce minuscule appareil espion utilise le film 16 mm en cassette spéciale. En position rentré, le viseur protège l'objectif et bloque le déclenchement.
Objectif 1:3,5 f=25 mm.
Réglage des distances Ft: 1-1.5-2-3-6-inf.
Vitesses : B-2-5-10-25-50-100-200.
Diaphragmes : 3.5-4-5.6-8-11.
Compteur.
Témoin de défilement de film.
Magasin pour filtre.
Prise de flash.
Protection contre les doubles expositions.
R. Weber

 

 

Goldstein Goldy - France - Fin des années 40

goldyCe box en carton des années d'après-guerre est très courant dans sa livrée noire. Il l'est beaucoup moins en rouge, bleu, vert, blanc et marron.
S. Halgand

goldy couleurs

 

Belle série de plusieurs Goldy de plusieurs couleurs.

Jean-Luc Tissot

 

 

Favor 24 x 36, par François Vial paru dans le bulletin n°48, pages 14 à 16

Tout de suite après la dernière guerre, parmi les très rares importations autorisées à cette époque où la France était pauvre en devises, le plus important et le plus réputé des grossistes parisiens, les Ets. Central-Photo, proposait dans son catalogue 1949 un petit modèle nouveau, séduisant : le Favor 24x36. Dans ce catalogue "made in France", seul le Favor, exclusivité Central-Photo, provenait d'outre-Rhin. Plus exactement, il était fabriqué en Sarre, La Sarre qui allait bientôt par référendum, être rattachée définitivement à l'Allemagne. Il était signé : Doktor Wohler. Plus exactement, ce fut l'Optische Fabriken Doktor F.A. Wohler AG., située au 1 Hoche-Wacht-Saarbrûcken, qui réalisa et commercialisa le Favor. Cette entreprise d'optique de précision poursuivait d'autre part la fabrication de divers accessoires : Jumelles, loupes, microscopes, filtres, lentilles, etc... etc... et était parfaitement outillée et qualifiée pour cette industrie très spécialisée.

Sauvetage d'un boîtier en bakélite, par Lucien Gratté. Extrait d'un bulletin du Club

La Bakélite a été très utilisée dans les appareils d'entrée de gamme. C'est un matériau qui se moule parfaitement et est susceptible de prendre un beau poli. Les " designers " des années 30 à 50 ont su jouer avec les formes pour accrocher la lumière, surtout avec la bakélite noire, et donner un peu de " classe " à des boîtiers modestes. Malheureusement, ce matériau est fragile au choc.

Caméra Cine Nizo 8E

Voici deuxvidéos des entrailles de la caméra Nizo 8E décrite dans notre magazine Res Photographica n° 188.